| Titre : | Libération | | Type de document : | document électronique | | Langues : | Français (fre) | | | | | | En ligne : | LibérationIsraël va autoriser Ban Ki-moon et Catherine Ashton à entrer à Gaza : Une dernière chance pour la paix au Proche-Orient
La tentative de l?émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell pour relancer des pourparlers indirects entre Israël et l?Autorité palestinienne est l?ultime chance de reprise du processus de paix, a estimé lundi le principal négociateur palestinien. Au même moment, Israël a annoncé la construction de 112 nouveaux logements pour les Juifs dans la colonie de Beitar Ilit, arguant que celle-ci n?est pas incluse par le ?moratoire? partiel de dix mois sur de nouveaux chantiers proclamé en novembre par Netanyahu. ?Les Américains cherchent à sauver ce processus de paix avec une dernière tentative. Je pèse mes mots: c?est la dernière tentative pour démontrer qu?il s?agit d?un outil susceptible de donner lieu à des décisions entre Palestiniens et Israéliens?, a dit le négociateur palestinien Saëb Erekat à la radio de l?armée israélienne. Mitchell s?est entretenu dans la journée à Ramallah, en Cisjordanie, avec le président palestinien Mahmoud Abbas après avoir vu à deux reprises le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dimanche et lundi à Al Qods occupée. Dans un communiqué juste avant qu?il ne quitte le Proche-Orient, et publié à Washington, Mitchell se félicite de l?accord donné par Palestiniens et Israéliens à des discussions indirectes. Il ajoute toutefois que l?étendue et la forme de ces pourparlers doivent faire encore l?objet de débats. ?Nous avons commencé à discuter de la structure et de l?étendue de ces discussions et je reviendrai dans la région la semaine prochaine pour poursuivre les entretiens. Comme nous l?avons dit à de nombreuses reprises, nous espérons que cela conduira dès que possible à des négociations directes?, ajoute-t-il. ?De nouveau, nous invitons les parties, et tous ceux qui sont concernés, à se garder de toute déclaration ou de toute initiative qui pourrait aggraver les tensions ou nuire à l?issue de ces discussions.? Après plus d?une douzaine de vaines navettes au cours de l?année écoulée pour tenter de relancer le dialogue direct entre les deux parties, l?émissaire du président Barack Obama au Proche-Orient escompte obtenir cette semaine leur accord pour des pourparlers indirects - dits ?de proximité? - sous son égide. Les deux parties, bien que sceptiques - de même que nombre d?observateurs -, sont désormais d?accord pour recourir à cette méthode pour tenter de raviver un processus de paix laborieux suspendu depuis l?offensive militaire d?Israël contre le Hamas à Gaza, l?hiver dernier. Après le feu vert de la Ligue arabe, du Fatah, son propre mouvement, et de l?Organisation de libération de la Palestine (OLP), la semaine dernière, Abbas devait, selon Erekat, remettre à Mitchell ce lundi sa ?réponse écrite positive? pour de tels pourparlers. La Ligue arabe et l?OLP ont fixé un délai de quatre mois pour que ces contacts conduisent à un accord sur la création d?une Palestine indépendante sur des territoires occupés lors de la guerre israélo-arabe de 1967 - la Cisjordanie, la bande de Gaza et la partie orientale de Jérusalem. Dans les deux camps, on pense que George Mitchell finira par obtenir un accord sur le ?format? des pourparlers indirects, qui pourraient débuter sous peu à Washington ou dans une autre capitale, mais aboutir à un accord sur les frontières dans les quatre mois est une tout autre histoire. Abbas, l?OLP et la Ligue arabe exigent qu?Israël suspende toute activité de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est avant de reprendre d?éventuelles négociations directes, sans lesquelles aucun accord global ne sera possible. L?approbation du nouveau chantier de construction à Beitar Ilit, alors que Mitchell est au Proche-Orient et que le vice-président américain Joe Biden y est attendu, montre que le moratoire de dix mois, décrété sous la pression de Washington, n?est qu?une ?supercherie?, a estimé Erekat. ?Le gouvernement israélien a commencé à poser des mines sur le chemin des négociations indirectes?, a affirmé pour sa part un des hauts responsables du Fatah, Mohamed Dahlan. Dans ce sens, Israël va autoriser exceptionnellement le secrétaire général de l?ONU, Ban Ki-moon, et la haute représentante de l?UE pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, à entrer prochainement dans la bande de Gaza via son territoire, selon un communiqué officiel publié lundi 8 mars. Par ailleurs, le secrétaire général de l?ONU a annoncé lundi qu?il se rendrait au Proche-Orient dans l?espoir d?aider à relancer les négociations de paix israélo-palestiniennes avant de participer au sommet de la Ligue arabe à Syrte, en Libye, le 27 mars. De son côté, Mme Ashton, attendue en Israël le 17 mars, a déclaré samedi vouloir se rendre à Gaza. Israël impose un blocus sur tous les biens non essentiels destinés à la bande de Gaza depuis que le mouvement islamiste Hamas en a pris le contrôle en juin 2007. En décembre, Israël avait empêché une délégation de députés européens de se rendre à Gaza après avoir initialement autorisé cette visite. Seuls deux ministres européens ont fait le voyage à Gaza depuis un an. Le dernier en date est le chef de la diplomatie irlandaise, M. Martin, la semaine dernière, qui est passé par l?Egypte.
| Plaidoyer pour une prise en charge adéquate des personnes âgées
Les progrès enregistrés dans le domaine médical, les multiples actions entreprises par la santé publique : généralisation de la vaccination, élargissement de l?infrastructure sanitaire, l?élévation du niveau socioéconomique, sont autant de facteurs qui ont joué un rôle décisif dans la longévité du Marocain. Au Maroc, on enregistre actuellement une augmentation importante de l?espérance de vie. Cet indicateur est situé aux environs de 70 ans. Or dans les années 60, il n?était que de 47 ans. Cependant, cette nouvelle situation, bien qu?améliorée, amène avec elle un certain nombre de problèmes qu?on peut situer à deux niveaux. Primo : la vieillesse, en tant que phénomène biologique, engendre des pathologies chroniques entre autres, le diabète, les cardiopathies, les maladies rénales, psychologiques, les troubles de la mémoire, etc.. Secundo, il faut signaler que la prise en charge des personnes âgées nécessite une approche spécifique pour faire face à leur situation problématique. Cette prise en charge ne peut être possible que par la création de structures appropriées capables d?accueillir et de soigner ces nouvelles affections d?une part, et la formation d?un personnel compétent (médecin, infirmier, psychologue, psychiatre, etc.) dans le domaine de la gériatrie. Jusqu?à présent, cette branche de médecine spécialisée des personnes âgées ne fait pas encore partie des soucis des pouvoirs publics compétents. Donc il est pressant que le ministère de la Santé s?attaque à cette problématique qui se pointe à l?horizon. La gériatrie est la médecine des personnes âgées. La gérontologie désigne l'étude du vieillissement dans toutes ses dimensions, notamment sociale, économique, démographique, psychologique, anthropologique, culturelle, médicale et autres. La gériatrie est une des composantes de la gérontologie. Plus précisément, la médecine gériatrique est la spécialité médicale concernée par les affections physiques, mentales, fonctionnelles et sociales des malades âgés, en particulier lors de soins aigus, chroniques, de réhabilitation, de prévention et en fin de vie. Ce groupe de patients présente en général de multiples pathologies évolutives requérant une approche globale. Les affections peuvent se présenter différemment avec l?âge avancé, leur diagnostic et la réponse au traitement sont souvent difficiles, et le besoin de soutien médico-psycho-social nécessaire. Les personnes âgées sont caractérisées en effet par leur vulnérabilité du fait de leur vieillissement, des maladies et des facteurs socio-psychologiques ayant des conséquences fonctionnelles. En particulier, la polypathologie (co-existence de plusieurs maladies chroniques chez le même individu) est fréquente, ainsi que son corollaire, la polymédication (consommation chronique de plus de quatre médicaments différents). De même, le poids de l'âge, avec la survenue d'handicaps variés (défaillances sensorielles, motrices et intellectuelles), donne lieu fréquemment à des problèmes neuropsychiques (dépression, psychoses, troubles du caractère, maladie d'Alzheimer, Parkinson, etc.) influant leur tour sur le physique de la personne. La médecine gériatrique peut répondre à l'ensemble de ces problèmes par le caractère transversal et global de son approche médicale, en dépassant ainsi la médecine d?organe, comme la médecine interne. Elle offre également des soins supplémentaires au sein d?équipes multidisciplinaires, dans l?objectif essentiel d?optimiser l?état fonctionnel des malades âgés et d?améliorer la qualité de vie et l?autonomie. La médecine gériatrique n?est pas définie spécifiquement par l?âge [des patients pris en charge] mais doit faire face à la morbidité spécifique des personnes âgées. La plupart des patients ont plus de 65 ans, mais les principaux défis de la spécialité de médecine gériatrique concernent plus particulièrement le groupe des 80 ans et plus. PAR BENNACEUR ZIGZI CAP en psychiatrie, enseignant à l?ISFI Béni Mellal
| Seizième journée du championnat national de basketball : A deux manches de la clôture, l?attrait compétitif persiste
Le championnat national de la saison régulière suit son bonhomme de chemin pour le compte de la seizième journée. Ce concours qui mène pour une deuxième étape des play-offs va rassembler cette fois-ci huit équipes au lieu de six des années précédentes. Une nouvelle formule fructueuse va dans un premier temps donner une autre chance aux équipes classées septième et huitième de jouer le play-off d?une part et de rester dans la compétition au lieu d?attendre les matches fatidiques des play-out d?autre part. Ce système a été appliqué les saison écoulées où même les joueurs de ces clubs se perdent dans la nature. Un problème vivant, celui du WAC qui a souffert l?année dernière avant de jouer et de perdre contre le TSC lors du match décisif du barrage pour son maintien en première division. Revenons à cette journée. A Casablanca le Plazza Sport et pour indisponibilité de la salle du C.S Med V, pour un concert musical a dû se déplacer samedi à la salle du C.S Sidi Med pour affronter l?ASS. Après leur contre performance en coupe contre cette dernière, le S.P était déterminé à prendre sa revanche à Casablanca avant le match retour. Pour ce faire le coach Hachad du S.P a travaillé toute la semaine basant son jeu sur les éléments vedettes de l?ASS en l?occurrence Zakaria Mesbahi, Winters, Zouita Abdelhakim et Abderrahim Najah Hicham Alaoui, une formation qui représente l?ossature de l?ASS. Cependant à la surprise générale le coach serbe Pedja a préféré les garder au repos sur les tribunes en prévision du match retour de la demi-finale qui les opposera à ces mêmes plazzérois à Casablanca. Dans un match sans suspens, les réservistes de l?ASS n?ont pu tenir plus d?une mi-temps pour laisser par la suite l?initiative à Ibougu et Sarr (29 pts) Merouane E Mouta Bi (23 pts), Licutaf Kamal, Fronge Abdelfatah et Banks Jebril qui ont fait cavaliers seuls. Le score a, par moment dépassé le cap des 20 pts mais l?adresse de l?Américain de l?ASS a réduit la marque. Le premier quart-temps 18-20 pour l?ASS, le second a connu l?équité de 33 partout. Puis 53-43 et score final 70/56 au profit du SP en attendant le match-retour de la coupe prévu le 13/03/2010 à Casablanca. L?arbitrage de Hanafi-Benchrif et Raïss était bon dans l?ensemble. Dans cette même salle du CS Sidi Mohamed le TSC était à l?épreuve du Raja dans un derby casablancais dont le niveau technique était médiocre. Sans complexe aucun puisqu?ils joueront l?année prochaine à l?étage inférieur, les Tabagistes ont aligné leur deuxième victoire de la saison devant un Raja très en deçà de son niveau habituel Score final 73/65 Selon plusieurs observateurs si le RCA ne rectifie pas le tir pour affronter les play-off, il pourra vivre le même problème du WAC vécu la saison dernière qui l?a rétrogradé à la deuxième division. L?IRAN, l?autre club qui jouera la saison prochaine en deuxième division en compagnie du TSC s?est incliné à domicile devant l?ASE sur le score de 68/76. Comme nous l?avons déjà signalé le CRA a très bien joué devant l?IRT, le score de 74/62 prouve que Mustapha Chiba fait du bon travail avec le club du Chabab Rif d?Al Hoceima. La qualification du club aux play-off est un résultat positif en elle-même. La confrontation tant attendue à la salle Ibn Yacine le lundi dernier entre le FUS et le MAS a tenu toutes ses promesses. Après un premier quart-temps entamé sur les chapeaux des roue et plié sur un avantage de un point 18/17 pour le FUS. Les deuxième et troisième quart-temps ont vu la domination du MAS 32/40 et 45/55. Au dernier set Matar N?Baye d?un côté et Omar Masrouri de l?autre avec Sow Abdoullah et Brassir à la récupération et le tireur d?élite Ben Adams ont soutenu le rythme. Cependant vers les dernières minutes les infiltrations de Mouak et les tirs de Assoumou Marius du FUS ont rendu les pendules à l?heure. A quelques secondes de la fin, tout était encore possible puisque Omar Mesrouri a commis une bévue en tapant le ballon du pied interdit par le règlement. L?arbitre siffle une faute technique contre ce joueur. Le FUS a shooté deux lancers francs Mouak marque 1 point sur deux avec balle sur la touche. La jeunesse du FUS échoue au décompte final sur la marque de deux points 65/67 au moment où elle était la plus proche pour engranger les points de la victoire. L?arbitrage de Badaoui-Guernaoui-Zouina a vu quelques défaillances, mais sans pour autant influer sur le résultat de la rencontre.
| Tentative d?évasion de la prison de Kénitra
Les gardiens de la prison centrale de Kénitra ont avorté, mardi tôt le matin, une tentative d'évasion d'un groupe de dix détenus de la salafiya jihadia, a-t-on appris de source policière. Le groupe a utilisé le canal des égouts pour passer dans la cour de la prison pour tenter ensuite d'escalader le mur de l'enceinte qui donne sur l'extérieur à l'aide de cordes rudimentaires confectionnées de chiffons et de morceaux de draps, a-t-on précisé de même source. En 2008, neuf détenus de la salafiya jihadia s'étaient échappés de la prison centrale de Kénitra en creusant un tunnel mais ils ont été tous arrêtés par la suite.
| Agadir fête ses femmes à l?occasion du 8 mars
Ce fut une première dans la capitale de la Région Souss-Massa-Drâa en ce lundi 8 mars 2010 où on célèbre la Journée internationale de la femme dans le monde entier. En effet, pour donner à cette journée un éclat à la mesure du génie créatif, du dynamisme et de l?esprit d?entreprise de la femme soussie, des compétences féminines locales ont, dans une parfaite conjugaison d?efforts, concocté un programme spécial pour cette journée placée sous le thème : « La femme et le développement» et organisée à la Chambre de commerce, d?industrie et de services d?Agadir. Cette célébration a revêtu un cachet particulier puisqu?elle a été présidée par Mohamed Boussaïd, nouveau wali de la région dont c?était la première activité officielle à Agadir et qui était accompagné de Brahim Hafidi, président du Conseil régional et Tareq Kabbage, président de la commune urbaine d?Agadir, des élus et des chefs des services extérieurs. Cette grande fête organisée en l?honneur de la femme soussie a débuté par l?allocution faite au nom des associations participantes par Najat Anwar, présidente de l?Association «Touche pas à mon enfant» et coordinatrice du Réseau associatif d?Agadir pour la protection de l?enfance. Celles-ci affirment notamment : « Nous constatons aujourd?hui avec beaucoup d?amertume que le chemin est encore long et difficile. Cependant, nous n?oublions pas que nous sommes au Maroc et que par la volonté de notre jeune Roi, nous disposons actuellement d?un arsenal juridique dont la Moudawana qui vise la modernisation des structures de la société à travers la reconnaissance de l?Autre et de ses droits? ». Et à cette occasion, un très vibrant hommage a été rendu à cinq femmes de la société civile locale. Il s?agit de Jamila Arsalane, ancienne assistante sociale à l?hôpital Hassan II d?Agadir et membre associatif au dynamisme débordant, Mahjouba Edbouche, membre fondatrice et directrice de l?Association Oum El Banine des mères célibataires, Hadda Laâouij, journaliste et animatrice à la station régionale de la SNRT d?Agadir et qui fut la première journaliste amazighophone de cette station, Fatima Zérouali, présidente de la coopérative arganière Al Amal d?Ighrem-Tiznit et la jeune Sara Mouhcine, femme chef d?entreprise. Après la visite de l?exposition Saydate et du 1er Salon de peinture de femmes-artistes, une table ronde sous le thème : «La femme et le développement» a été animée par Najat Anwar, avec la participation de Najat Belfdil, présidente de l?Association des femmes chefs d?entreprise du Maroc (AFEM), Saloua Benkirane, chef de la division de l?action sociale à la préfecture d?Agadir Idaoutanane et présidente de l?Association Tigminou d?aide aux enfants en difficulté et Fatima Aït Mouhoucht, directrice de l?ANCA (Association nationale des coopératives arganières). Après l?ouverture des travaux, la parole a été donnée aux intervenantes qui ont abordé la problématique, chacune sous un angle différent. Les intervenantes composées essentiellement de représentantes de la société civile soussie ont enrichi le débat à travers des questions pertinentes. Ces dernières ont notamment mis l?accent sur la nécessité de l?organisation de sessions de formation à l?intention des responsables des associations et de l?harmonisation de l?action de ces dernières en les regroupant en réseaux d?associations poursuivant les mêmes objectifs, et ce en vue d?une meilleure coordination des efforts déployés dans le domaine associatif qui connaît actuellement un développement pléthorique qui, au lieu de répondre à des besoins clairement exprimés par la population, risque au contraire de créer une dispersion d?efforts et de moyens. Elles ont dit Seloua Benkirane : (Chef de la division de l?action sociale à la préfecture d?Agadir Ida Outanane et présidente de l?Association Tigminou d?aide aux enfants en difficulté): «Donc, la journée, c?est la Journée internationale de la femme, ça nous a fait plaisir en tant que femmes. Plus de 400 femmes sont ici présentes, que ce soit du milieu rural ou urbain. Ce sont des associations et des femmes de tous les secteurs. C?est une très belle journée, bien sûr, présidée par le nouveau wali en présence des représentants des services extérieurs et toutes les femmes, en plus de la presse qui ne cesse de nous aider. C?est donc une journée merveilleuse et toutes les femmes sont très contentes. Bien sûr, la journée, c?est pas une seule journée, mais c?est toute l?année. Mais cette journée-là est vraiment magnifique». Edbouche Mahjouba : (Membre fondatrice et directrice de l?Association Oum El Banine des mères célibataires) : «Effectivement, c?est une grande journée, et je tiens à remercier tous les organisateurs surtout la wilaya et la région ainsi que la Chambre de commerce qui a participé à l?organisation de cette journée. Comme vous le savez, effectivement la femme marocaine et surtout la femme soussie a fait de gros progrès en général dans la société civile comme dans la Fonction publique et aussi en tant que femme au foyer, c?est-à-dire la maman, la grand-mère, la s?ur et la fille, la tante paternelle et la tante maternelle. J?espère que la femme évoluera davantage parce que je crois que cette année est une première en tant que journée dans notre région où nous avons été honorées par l?hommage du wali, le nouveau wali de la Région Souss-Massa-Drâa. Je tiens à remercier tout le monde et mon mari qui est toujours à côté de moi». Najat El Boukari Anwar (Présidente de l?Association « Touche pas à mon enfant » et coordinatrice du Réseau associatif d?Agadir pour la protection de l?enfance) : «Chaque fois qu?on parle de la femme, cela veut dire qu?il y a un problème, une situation qui doit requérir toute notre attention : scolarité, égalité, soins, postes de décision ? Il faut vraiment militer pour l?égalité entre la femme et l?homme, même dans les pays avancés. Est-ce que la femme a été un jour présidente des Etats-Unis? Cela n?est pas encore arrivé. Donc, pour nous, la femme ce n?est pas une simple célébration éphémère. On doit vraiment militer pour l?égalité avec l?homme». Fatima Zerouali (présidente de la coopérative Al Amal douar Ighrem-Errgada-Tiznit) : «Aujourd?hui, le wali de la Région Souss-Massa-Drâa m?a honoré à l?occasion de la Journée internationale de la femme et j?en suis très heureuse parce que pour moi, cet hommage est un encouragement. Je dis que les femmes de nos douars doivent avoir confiance en elles-mêmes et aller de l?avant parce que leur travail dans les domaines associatif et coopératif n?est jamais en pure perte».
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